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Posté le 10.08.2007 par peru06
Attention, voici r'venu le temps des boeufs dans les champs. Et des ânes aussi. Enfin, comme je l'ai vu au début du séjour, ils peuvent ne labourer tout un champ qu'avec leurs barres à mine. Mais là, c'est jour de fête; ils ont deux boeufs et un âne, avec rattachés à leurs cornes ou leur cou, un gros socle de bois. Une personne mène, l'autre fouette et appuie derrière. Sempiternel et antique spectacle sur fond de montagnes en terrasses. Enfin, "spectacle" surtout pour nous parcequ'on est assis à l'ombre une fois qu'on a préparé la chicha!
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Posté le 10.08.2007 par peru06
Cette vieille et rude grand-mère qui travaille encore aux champs a du en voir de toutes les couleurs, ici. La construction de la route, le sentier lumineux, les baraques encore plus dénuées de tout, manque de nourriture...
De plus, c'est un milieu ou l'animal ne reçoit que comme unique affection un peu de bouffe pour qu'il remplisse son boulot après. Pas de nom, si ce n'est "le chat" ou "le chien".
Et là, instant caché entre les branches et entre les travailleurs scandant leurs cris d'efforts, cette rude grand-mère qui babille devant ce bébé, cette fois non vu comme un futur travailleur, et guili guili meugneu meugneu il est tout jolijoli... Ca à de quoi surprendre et de quoi toucher!
Posté le 10.08.2007 par peru06
Au détour du chemin pour aller chez Brigida, on trouve un troupeau de lamas dont les oreilles sont ornées de bandes colorées qui les rendent parfaitement ridicules.
Caché derrière ce troupeau, ce gamin sans parole. Autant ses sales bêtes redressent leur tête hautaine et se détournent à notre approche genre "vous puez vous alors". Limite si ils ne nous réservent pas le même sort qu'au capitaine Haddock! Mais en tout cas, ce gamin, il se glisse parmi eux comme l'un des leurs. Pourtant, je dirai que le nez n'est pas pareil...
Posté le 10.08.2007 par peru06
L'intérieur de la fameuse "bodega" la plus fournie du village... Somptueux, non?? En plus, si on plonge de ces tasses en plastique fendillées de noir dans les amphores, on peut avoir la chance d'attraper un cadavre de mouche flottant dans le vin!! Youpii, des protéines!
Posté le 10.08.2007 par peru06
Tout d'abord, on dévale les pistes caillouteuses en compagnie des moutons, qu'on lâche ensuite dans le champ où paîssent les vaches laitières. Pendant que Nery va chercher les veaux, on tente vaguement de faire une sorte de couloir pour qu'ils ne se carapatent pas par où on est arrivés. Ils y entrent donc et foncent sur les pis convoités. Pour stimuler la venue de l'or blanc, on les laisse avec la gueule à 10 centimètres du pis, attachés aux pattes de la manman (qui perd tout son intérêt sans ses pis!). Et puis on oublie les crampes dans les mains pour tirer sur ces mamelles grises ou roses, faisant bouilloner le lait tiède dans le seau dégueulasse. Je sais pas pourquoi, mais malgré que ça puisse être bucolique, ça donne pas envie d'en boire là, comme ça!
Posté le 10.08.2007 par peru06
Mauro, le fils de la présidente du comité touristique charcanino, qui rêve... À quoi? À vrai dire, je ne sais pas trop ce qu'il y a dans la tête de ce gamin timide et réservé, pourtant si joueur à certains moments. probablement comme dans la tête de pas mal d'autres; des rêves de billes et de matchs de foot, de télé non interrompue et d'absences d'obligations... Mais bon, dans son regard comme pour lui-même, on a l'impression qu'il est différent. Peut-être un futur âârtisste! (Malgré que le cadre ne soit pas très philosophique)
Posté le 10.08.2007 par peru06
Après qu'on ait peint les lettres et les symboles sur les panneaux de bois, il faut récupérer chez les membres du comité un tronc de la bonne taille, lui couper les branches et une part de l'écorce à l'endroit où clouer le panneau. On travaille dans l'ancien couvent déserté, où on attend aussi environ 3h à cause d'une réunion du village pour faire un bilan financier de la construction de la fameuse route.
Puis, dernière étape, porter le tout (et c'est lourd!) aux quatre coins du village pour les planter profond et aved du béton (ben oui, les anciens panneaux ont été aussitôt détruits pour en faire du petit bois pour se nourrir!)
Posté le 10.08.2007 par peru06
Après l'effort, le réconfort? Réconfort, oui, si on veut...
Posté le 11.08.2007 par peru06
Voilà le plus beau spécimen de Fortunato!! Le plus petit de ses cochons d'Inde, quant à lui, tient dans une main fermée!
Mais ne vous méprenez pas sur l'emprise de Fortunato, qui pourrait sembler affectueuse, comme pour un chat domestique... Non, celui-là est mûr pour être décapité, dépecé, rôti, croqué, mâché, digéré... Moins romantique, non?
Posté le 11.08.2007 par peru06
En prenant le fameux chemin des champs, Camille et moi nous arrêtons là pour attendre les autres. Cette petite ribambelle de mômes crasseux est toute timide, on a du mal à croire qu'ils puissent rester là aussi sagement à attendre la mère, surtout qu'on en connaît quelques uns qui sont plus turbulents à l'école... ils ont du se faire engueuler avant!
Et puis de manière plus générale, on constate une hiérarchie générationnelle beaucoup plus respectée ici, à la campagne. Les enfants sont un peu les travailleurs et l'oeuvre des adultes, ils leur obéissent au doigt et à l'oeil en leur présence. Ca change!