Posté le 23.08.2007 par peru06
On ne s'ennuie pas sur la place de Charcana (heureusement car on y attend beaucoup!). Entre les lamas et les drapeaux de la fête nationale, cet ado portant un cadavre de mouton écorché dont la tête se balance mollement, ce qui n'empêche pas les gamins de jouer aux billes comme à la pétanque (le sol est trop caillouteux pour jouer autrement!).
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Posté le 23.08.2007 par peru06
On retrouve au village les vues quotidiennes; le chat quémandant dans la cuisine, la gamine passant avec les ânes devant le muret hérissé de cactus et sur fond de montagnes somptueuses.
Sur la place, ces gamins jouant à faire rouler un cadavre de roue en souvenir de l'inauguration de la route, ces travailleurs déambulant avec leurs instruments; un balai, une pelle, une hache.
Sur les portes et les murs de la place centrale, les chiffres représentant le numéro des candidats à l'élection municipale! Les affiches coûtent trop cher!!
Posté le 23.08.2007 par peru06
La montée se fait en 6h de cheval sous un soleil de plomb, accompagné d'une bande de gamins exaltés, poussiéreux, vifs. Ils se baignent dans l'eau glacée d'une réserve d'eau douce de montagne (à 3 500 mètres d'altitude, vous imaginez la température!!). Comme ils ne savent pas nager, on continue dans la série des instruments rudimentaires; leurs bouées se constituent de... bouteilles vides rattachées par une ficelle! Au début, quand ils nous ont demandé de vider nos bouteilles, on a pas compris!!
Puis on passe devant les champs, et alors les gamins dont les parents n'ont pas de chevaux descendent de derrière notre dos pour ne pas qu'on répète que certains outrepassent le droit de propriété...
On croise des vieillards battant le blé avec un bâton, assis sur une bâche, tandis que des visage de femmes émergent d'entre les épis quand on passe devant.
Posté le 23.08.2007 par peru06
Autres aspects du quotidien qu'on découvre tous les jours; ces cabanes de branches isolées pour des travailleurs solitaires ne venant que seuls et pas pour longtemps.
Enfants jouant dans les décombres de ce village-fantôme où accompagnant les bêtes dont le doux marquage consiste à couper les oreilles à des longueurs différentes selon le propriétaire!! Quelle sensibilité!!
Et puis ce gamin jouant de la flûte à l'aube, et cette femme au fond de sa case sombre et fumeuse qui martèle je ne sais quoi d'un rythme sourd et intriguant, obsédant... (non, je ne sais vraiment pas ce que c'était!)
Posté le 23.08.2007 par peru06
Les enfants curieux nous observent en allant au boulot, c'est à dire creuser des canaux d'irrigation pour faire passer le torrent dans les vignes, et couper les cordes reliant les vieux plants déssechés aux branches. Attention, l'instrument évolué de cette opération nommée la "poda", c'est... Le demi-couvercle d'une vieille boîte de conserve, à demi-rouillé et percé d'un trou pour y passer une ficelle glissée autour du poignet du coupeur. Vive la récup'!
Posté le 23.08.2007 par peru06
Vues du torrent grondant dans les gorges du plus grand canyon du monde, résonnant entre les monts et cactus des Andes... (c'est beau, non?)
Posté le 23.08.2007 par peru06
En bas à gauche, Brigida pelant les patates, au-dessus d'elle son mari allant creuser des canaux d'irrigation pour les vignes, à droite du mari le jeune employé de Brigida effeuillant ces plantes nommées "queues de cheval" pour en faire des cordes.
Le reste, à droite, sont des visions quotidiennes de fillettes jouant au papa et à la maman même ici, de femmes portant leurs charges et de garçons portant des machettes trop grandes pour eux.
Posté le 23.08.2007 par peru06
Une gamine qui attend en haut à gauche, le lavoir sans eau en haut à droite, le parking pour ânes en bas à droite et Mary pensive en bas à gauche (co-volontaire espagnole, euh non, catalane!)
Posté le 23.08.2007 par peru06
Après que le fils de Fortunato nous ai montré la craie qu'ono peut produire en frottant la pierre, les eaux thermales qui brûlent et bouillent sous le sable et les pierres rosées ou verdâtres à cause de l'oxydation, Fortunato nous montre la technique locale de pêche. Tous les gamins venant à Chusakay ont leur truc et se vantent de leurs exploits durant leur seul instant de détente après le boulot des champs de fruits ou vignes; la pêche à la truite.
Le truc, c'est de venir à la nuit tombée ou par temps mauvais ou à la saison des pluies; tout pour que l'eau soit trouble et que les poissons ne voient pas arriver le filet. Là, c'est plus facile de les coincer entre les pierres. Or, toutes ces conditions ne sont pas réunies ce jour-ci, et nous ne ramenons que deux truites!! Beuabeuh, pas notre faute!
Posté le 23.08.2007 par peru06
En haut, notre chambre (ou dépotoir, c'est pareil).
En bas, la vue en direct depuis les toilettes (où les maisons de pierre abandonnées ce mois-ci, c'est pareil).
Alors que les premières lueurs du soleil dardent derrière les montagnes, les paysans et leurs enfants s'en vont bosser avec leurs ânes derrière, portant les charges. Deux enfants viennent me voir alors que je dessine. Ils s'approchent timidement et entament la conversation depuis le mur d'en face, dissimulés. On discute de contes, de quotidien, tout ça cachés derrière le mur! C'est très touchant et privilégié comme instant. Du luxe, que je dis!