Je fais plusieurs rêves où je rends visite à une personne que je connais (le président de mon club de Karaté, mes grands-parents paternels qui m’attendent à la gare Montparnasse (où je vois défiler gravement les Robins des bois devant des journalistes !! j’ai du fumer !) puis cette personne m’agace à un tel point que je m’engueule puis prend la fuite à toutes jambes, je cours, cours à travers les rues, fuyant les soucis. Et puis je rencontre mon frère handicapé pas loin de chez moi, sur le chemin du lycée, alors que je fais le tour par la campagne pour ne rencontrer personne. Il ne me reconnaît pas, mais on fait connaissance comme si on devenait amis.
Puis je me réveille dans la chambre de Freddy. Ouf, que d’aventures ! Anna dort, je fais le tour de la pièce personnalisée d’une drôle de façon ; il y a plein de peluches Walt Disney, de bouteilles d'alcool non ouvertes et de bouteilles d'eau vides (!), de babioles, de sable, de bouquins ésotériques, de posters de pin-up (pub pour de la bière, de la peinture), de fiches de vocabulaire français et portugais…
Puis je sors sur la terrasse en béton armé où sèche du linge et où piaillent des loros, perroquets de la jungle bolivienne. J’y observe la rue à travers les masses de fils électriques, ses marchés sales et fouillis mettant en place leurs montagnes de fruits étranges. Les klaxons et sifflets rythment les discussions des gens.
On prend un petit déjeuner de chocolat chaud et d'un morceau de pain. Puis on sort déambuler dans les marchés immenses (en cachant nos appareils photos sur le conseil de Freddy), avec de multiples "papas" colorées et de toutes formes, d'énormes courges, des grenadines savoureuses. Puis on s’éloigne pour monter voir un panorama de la ville. Freddy, bien qu’habitué, n'est pas très sportif dans les montées! On peut voir comme une carte la ville s’étendre des immeubles d’affaire au centre jusqu’aux bidonvilles en haut des monts. On voit aussi au loin la vallée de la lune, magique même à distance, et Freddy nous conte son périple là-bas.
Puis on va prendre une glace tout en regardant les marchés de céréales bio, les bracelets vendus par des péruviens, voire des européens. L'un de ces vendeurs aborde Anna, lui tient la jambe une bonne heure puis, voyant Freddy et moi s’impatienter, lui passe un bracelet à trois nœuds, qui voudraient dire "amour, chance et…" je ne sais plus!!
Pendant qu'Anna veut absolument visiter le musée de la Coca, Freddy me fait la visite guidée du marché aux sorcières. Il y a toutes sortes de crapauds séchés (symbolisant la chance), des fœtus de lama (symbolisant le passage vers l'au-delà, pour cette raison autrefois sacrifiés), qu'on met avec de la laine de lama et des offrandes diverses (herbe de coca, cigarettes, argent, alcool, sucreries spéciales, dessin de ce qu'on souhaite (une maison par exemple), des amulettes (hibou: sagesse, condor: voyage, poisson: santé, amoureux (avec une mèche de cheveux)). On met le tout sur une sorte de passoire surmontant un feu. Si ça fume, la Pachamama (Déesse-mère de la terre représentée entourée de l'ennemi et l'ami, avec le pachahuahua (bébé) derrière, qui a des yeux partout) a accepté l'offrande. Cette offrande est assez exceptionnelle, et il n’y a pas que le barbecue pour la faire ; on peut simplement laisser une cigarette se consumer dans la bouche d'une statue de grenouille (sapo). Une bouteille d'huile avec des amulettes et des fleurs spéciales sert aussi de porte-bonheur, au même titre que le fer à cheval. Le chachapuma représente la force de l'homme, le pachapapa est le dieu des montagnes, les chaskis ses messagers. Il y a aussi des masques funéraires colorés arborant les trois niveaux principaux; ciel, terre et sous-terrain. Ca doit être dans le désordre, mais c’est ce que j’ai retenu ! Et à noter aussi, mais c’est banal, que tous ces jolis objets sont cinq fois plus chers pour les touristes!
En guise de goûter, on retourne à la maison pour manger une soupe avec du pain… et je me brûle encore avec le piment! On fait ensuite des "artesanias" avec des pinces, des graines en guise de perles (qu’on a acheté un peu plus tôt sur le marché), du fil de fer, une perceuse… C’est une activité de secours pour Freddy ; ça se vend bien.
On découvre que « Freddy » est son pseudo sur internet, mais que chez lui sa mère l'appelle Marcelo! C’est vrai que sa chambre est typiquement occidentale, mais en même temps les "babioles" que j'avais vues partout sont en fait des offrandes à la Pachamama. Il est très croyant, fier d'être bolivien et d'habiter à la Paz. Il nous montre les photos de ses voyages en Bolivie puis charge les miennes sur un CD et fait défiler celles d'Anna... On a du mal à réaliser tout ce qu’on a fait, ça paraît éphémère !
On a un bon dîner de viande rouge, yucca frit, crudités, banane... Comme au resto, surtout qu’on ne mange que nous trois dans la salle à manger; la mère, la sœur et l’amie qui nous ont concocté ça mangent dans la cuisine! On se demande si c’est un traitement pour amis ou pour occidentaux, et on est un peu gênées…
Malgré la saveur de ce plat, Anna a une folle envie de chocolat, et moi j'ai encore faim! Je vais m'acheter des crackers et elle un biscuit au chocolat au lait. Ca fait du bien !
Puis, on joue aux dés dans la chambre de Freddy avec ma musique MP3 en fond; Anna déteste les Wriggles, trouve Renaud assez ridicule, mais on tripe sur "le vent l'emportera" de Noir désir, et sur Kusturica dans une moindre mesure. On rigole de ce qu'Anna répète "un poquitito" et enchaîne l'un à la suite de l'autre "si" et "no" sur le même thème!
Enfin on se couche, et je trouve mon sac de couchage incroyablement confortable tant je suis fatiguée.
c gentil d'exprimer un avis qqu'il soit, ms si tu as pris la peine de le faire, ca srait bien de dire prkoi... jme doute bien ke c pa de l'art, ce sont des notes a l'arrache, ms dis cki te derange le plus, ca m' aiderait a moins embeter les gens ki viennent!